Kisunla® (donanemab) : une avancée pour le traitement de la maladie d'Alzheimer

Le laboratoire Eli Lilly a récemment annoncé l'approbation par la FDA de son nouveau traitement mensuel pour la maladie d'Alzheimer, le Kisunla® (donanemab). Cette avancée marque une étape significative dans la lutte contre cette maladie dévastatrice.

Par Thomas Kassab, publié le 03 juillet 2024

Kisunla® (donanemab) : une avancée pour le traitement de la maladie d’Alzheimer

Le Kisunla® est un anticorps monoclonal qui cible spécifiquement les plaques amyloïdes B dans le cerveau. Ces plaques sont responsables des dommages neuronaux observés chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer. En éliminant ces plaques, Kisunla® vise à ralentir le déclin cognitif et à stabiliser la fonction cognitive des patients.

Mode d’action en bref

Donanemab, le principe actif de Kisunla®, est un anticorps monoclonal humanisé qui se lie avec une grande affinité aux plaques amyloïdes formées par le peptide bêta-amyloïde dans le cerveau. La liaison de donanemab aux plaques amyloïdes permet leur reconnaissance et leur élimination par le système immunitaire. Voici les principaux aspects pharmacologiques de donanemab :

  • Affinité et Spécificité : donanemab se distingue par sa capacité à se lier spécifiquement aux formes pyroglutamate des peptides bêta-amyloïdes, qui sont particulièrement neurotoxiques et stables dans le cerveau des patients atteints d’Alzheimer.
  • Pharmacocinétique : après administration intraveineuse, donanemab présente une distribution rapide dans le plasma avec une demi-vie d’environ 10 jours. Cela permet une administration mensuelle, ce qui peut améliorer l’adhésion des patients au traitement.
  • Mécanisme Immunitaire : une fois lié aux plaques amyloïdes, donanemab recrute les cellules immunitaires microgliales, qui phagocytent et dégradent les dépôts amyloïdes, réduisant ainsi la charge amyloïde dans le cerveau.
  • Impact sur les Biomarqueurs : les études cliniques ont montré une réduction significative des biomarqueurs de la neurodégénérescence, tels que la protéine tau phosphorylée, suite au traitement par donanemab. Cela suggère un ralentissement des processus neurodégénératifs.

Quelle efficacité clinique ?

Les résultats des essais cliniques sont prometteurs. Après six mois de traitement, 17% des patients ont pu interrompre le traitement en raison de l’amélioration de leur état, tandis que 69% ont arrêté après 18 mois, réduisant ainsi les coûts et les effets secondaires. Cette réduction des coûts et des effets secondaires est un aspect particulièrement important pour les systèmes de santé et les patients.

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