Marguerite Cazeneuve dénonce l’appel à fermer les cabinets : une ligne de fracture assumée

La prise de parole est nette et volontairement clivante. Dans une interview accordée à Libération, Marguerite Cazeneuve, récemment démissionnaire de la Caisse nationale de l’Assurance maladie, fustige l’appel lancé par des syndicats de praticiens libéraux à fermer les cabinets jusqu’au 15 janvier. Une mobilisation qu’elle juge inadaptée face à la crise du système de soins.

Par Thomas Kassab, publié le 06 janvier 2026

Marguerite Cazeneuve dénonce l’appel à fermer les cabinets : une ligne de fracture assumée
Une contestation frontale du mode d’action Sans minimiser la gravité des tensions actuelles dans l’exercice libéral, Marguerite Cazeneuve remet directement en cause la stratégie de fermeture coordonnée des cabinets. Selon elle, ce type de mouvement ne permet ni de faire émerger des solutions structurelles, ni d’améliorer durablement l’organisation des soins. Dans ses propos rapportés par Libération, elle insiste sur le caractère contre-productif de cette action, estimant qu’elle fragilise l’accès aux soins dans un contexte déjà marqué par les difficultés territoriales, les délais et la saturation du système. Une lecture institutionnelle assumée Cette position s’inscrit dans une lecture clairement institutionnelle de la crise. Pour l’ancienne dirigeante de la Cnam, la réponse aux difficultés rencontrées par les professionnels de santé ne peut passer par des ruptures temporaires de...

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