Avenant n°1 : un accord déjà en défaut d’exécution

Un an après sa signature, l’avenant n°1 à la convention pharmaceutique montre ses limites. Retard de financement, revalorisations non appliquées, absence de suivi opérationnel : l’USPO alerte sur un dispositif jugé sous-dimensionné et appelle à l’ouverture rapide d’un avenant correctif.

Par Thomas Kassab, publié le 08 janvier 2026

Avenant n°1 : un accord déjà en défaut d’exécution
Un accord contesté dès l’origine Dès juin 2024, l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) avait refusé de signer l’avenant n°1 à la convention nationale pharmaceutique. En cause : un texte jugé incapable de compenser l’inflation des charges subie par les officines et susceptible d’aggraver la fragilisation économique du réseau, en particulier dans les zones déjà sous tension. Malgré ces réserves, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) a fait le choix de signer seule l’accord avec l’Assurance maladie le 10 juin 2024. Un déficit de financement dès la première année Selon les données de l’Observatoire de l’Assurance maladie publiées en novembre 2025, l’avenant n°1 afficherait, dès sa première année d’application, un écart de 118 millions d’euros par rapport aux projections initiales. Un chiffre qui, pour...

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