Le dépistage facilité

Covid-19

Le nombre de tests antigéniques réalisés en ville continue de croître. Neuf sur dix sont réalisés par les officines. Des centres de dépistage éphémères s’organisent.

Publié le 19 janvier 2022

Le dépistage facilité

Près de 1,9 millions de tests ont été réalisés lundi 17 janvier et plus de 11 millions en une semaine, comme la semaine précédente. Pierre-Olivier Variot, président de l’USPO, lors d’une conférence de presse ce matin, se félicite de l’investissement des équipes officinales qui effectuent 90% des tests antigéniques en ville et injectent 60% des vaccins anticovid.
Une montée en puissance qui devrait se poursuivre avec l’ouverture de centres de dépistage éphémères, sur la base du volontariat. De nombreux professionnels de santé et étudiants* sont désormais autorisés à réaliser les prélèvements nasopharyngés en officine (pour rappel : les prélèvements salivaires ne sont pour l’heure pas autorisés en pharmacie). L’objectif de ce dispositif, ouvert aux pharmacies et laboratoires de biologie, est de soulager les équipes officinales particulièrement sollicitées. La simplicité est de mise : aucune tâche administrative n’est requise (contrat de travail, déclaration spécifique…) et, contrairement aux centres de vaccination éphémère, ces centres de dépistage peuvent fonctionner aux heures d’ouverture habituelles de la pharmacie et le dimanche.
Les règles de dépistage et les tests préconisés évoluent régulièrement, au gré de l’extension de l’épidémie : la lecture attentive de tous les DGS-Urgent s’impose.

 

Pour un retour des autotests exclusivement en officine

Par ailleurs, Pierre-Olivier Variot confirme que l’approvisionnement des officines en autotests est suffisant et que les commandes sont honorées par les grossistes répartiteurs et les plateformes d’achat. « Les deux tiers des autotests sont achetés en officine dont un tiers est pris en charge par l’Assurance maladie. Au regard de cette disponibilité nous demandons avec insistance l’arrêt de la vente des autotests en grandes surfaces dès le 31 janvier » déclare-t-il.

 

*Professionnels de santé libéraux (médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes) et, sous la responsabilité d’un professionnel de santé, certains professionnels dont les préparateurs et des étudiants dont ceux ayant validé leur première année en pharmacie. Sont également autorisés à prélever les professionnels de santé retraités ou sans activité.

J. S.