Le potentiel des tests sérologiques de 2e génération

Covid-19

Les tests sérologiques de deuxième génération quantitatifs sont à disposition des biologistes depuis février 2021. Quels sont leurs atouts et pour quels patients ?

Publié le 14 mai 2021

Le potentiel des tests sérologiques de 2e génération

L’intérêt des tests sérologiques de deuxième génération a été débattu lors d’une web conférence organisée par les Tables rondes Pharmaceutiques le 4 mai, en présence d’associations de patients (CNAO et Realoo) ainsi que du député Philippe Bertin. Le docteur Michel Sala, responsable des affaires médicales pour les laboratoires Cerballiance, a présenté ces nouveaux outils, qui, assure-t-il, « peuvent permettre de beaucoup mieux appréhender l’immunité post-Covid ».

 

Des tests quantitatifs

Concrètement, ces tests sérologiques, à disposition des biologistes depuis février 2021, présentent trois atouts : un intérêt diagnostique, un intérêt d’ordre épidémiologique, étant donné qu’ils pourraient permettre de mesurer le nombre de personnes ayant été atteintes par le Covid-19, et enfin un intérêt sociétal, avec notamment l’instauration possible de certificats de rétablissement.
Les premiers tests sérologiques disponibles, qui étaient dirigés contre une partie du virus appelée protéine N (nucléocapside), étaient qualitatifs. Les tests sérologiques de deuxième génération sont quantitatifs : ils évaluent le taux d’anticorps dirigés contre la protéine Spike et pourraient ainsi être capables d’estimer le niveau de protection d’un patient ayant été vacciné ou infecté par le SARS-CoV-2. « Toutefois, nous ne connaissons pas encore les niveaux qui sont protecteurs », a souligné Michel Sala, avant d’ajouter : « Mais la science avance vite, ces seuils devraient être disponibles rapidement grâce aux études en cours ».

 

Pour les patients les plus fragiles

Les associations de patients, comme Renaloo (patients atteints de troubles rénaux) ou le CNAO (Collectif national des associations d’obèses) appellent à ce que ces tests, actuellement non remboursés par la Sécurité sociale, soient à disposition des plus fragiles. Chez les patients insuffisants rénaux ou immunodéprimés, notamment, ces tests ont démontré que deux doses de vaccin semblent insuffisantes pour générer une quantité d’anticorps protectrice. L’injection, pour eux, d’une troisième dose, est en cours d’évaluation.

 

A. B-F.

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