Quatre propositions de l’Afipa

Produits de premier recours

Lors d’un colloque le 24 septembre 2020, l’Afipa, a, encore une fois, présenté ses solutions pour améliorer l’accès aux soins de premier recours des Français, sous la forme de quatre propositions concrètes.

Publié le 25 septembre 2020

Quatre propositions de l’Afipa

L’Afipa (Association française de l’industrie pharmaceutique pour une automédication responsable qui regroupe29 laboratoires pharmaceutiques du marché du selfcare) tire les enseignements de la crise sanitaire actuelle concernant l’importance des produits de santé de premier recours.

Selon une enquête menée récemment auprès de 1000 Français, en moyenne, en 2019, une pharmacie a reçu 40,6 visites par jour pour acheter des produits de premier recours, et 80 % des répondants se rendent en pharmacie au moins une fois par an pour en acheter. Pendant la crise Covid-19 un quart des personnes interrogées ont privilégié la pharmacie par rapport à une visite chez le généraliste. Le principal avantage avancé pour le circuit officinal est l’accès rapide (42 % des répondants), puis la dispensation de conseils personnalisés du pharmacien (37 %) et enfin le fait de ne pas attendre (34 %). Selon un sondage sur la même période (mars à août 2020) auprès de plus de 200 pharmaciens, près de 42 % des officinaux ont constaté une augmentation des demandes de conseils depuis le début de la crise sanitaire et les trois quarts déclarent avoir proposé de nouveaux services comme la livraison à domicile.

Ces résultats ont conduit l’Afipa à porter aujourd’hui à la connaissance des professionnels de santé et des autorités des propositions concrètes.
1-    Définir un parcours de soins officinal s’appuyant sur la compétence des pharmaciens pour renforcer la sécurité des patients et l’accessibilité pour les soins de santé de premier recours. L’Afipa compte valoriser le rôle du pharmacien d’officine dans le cadre de campagnes de communication coordonnées associant le pharmacien afin de favoriser les visites en pharmacie pour les soins de premier recours et de désengorger le système de santé. Des outils comme des arbres décisionnels seront développés et l’inscription des produits de selfcare délivrés seront inscrits dans le Dossier pharmaceutique.
2-    Mieux informer sur les maladies et sur le bon usage des produits de santé et de prévention de premier recours. Des accords avec les complémentaires de santé doivent être trouvés pour assurer la prise en charge de ces produits de premier recours. Le cadre réglementaire de la vente en ligne des produits de santé doit également évoluer pour assurer la sécurité des patients et le développement de pharmacies françaises en ligne.
3-    Intégrer les produits de santé et de prévention de premier recours en pharmacie dans des politiques nationales ou régionales d’organisation des soins. Les produits de santé de premier recours peuvent également être un levier budgétaire pour le prochain PLFSS.
4-    Valoriser et promouvoir des filières de production en Europe et en France. Cette incitation pour une production en France pourrait passer par exemple par un allègement des procédures d’obtention et de modification d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM).
Christophe de la Fouchardière, président de l’Afipa, appelle de ses vœux une campagne nationale sur le thème « Ayez le réflexe pharmacien » pour que l’officine devienne le premier recours en cas de pathologie bénigne.

Jul. Sch.

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