Le retour du pharmacien correspondant

PLFSS et exercice officinal

Pas de « prescription pharmaceutique » face à la levée de bouclier des médecins, mais le « pharmacien correspondant » fera l'objet d'une expérimentation si le PLFSS (projet de loi de fanancement de la sécurité sociale) est adopté.

Par , publié le 08 novembre 2018

Le retour du pharmacien correspondant

L’expérimentation de la dispensation directe par les pharmaciens d’officine de certains médicaments à prescription médicale obligatoire (PMO) dans le cadre d’une coopération territoriale avec les médecins, pourtant adoptée par les députés en première lecture est tombé à l’eau. Face au tollé des médecins, ils ont fait machine arrière. Prévue dans deux régions pour une durée de trois ans, cette « prescription pharmaceutique » offrait la possibilité pour les pharmaciens, de délivrer certains médicaments à PMO face à des pathologies comme la cystite, la conjonctive ou l’eczéma. Une solution à certaines situations urgentes bien connues des officinaux comme la « cystite du samedi après-midi » et « une initiative de bon sens » selon l’association interprofessionnelle Soins coordonnés.
En revanche, l’expérimentation du pharmacien correspondant, instauré par la loi HPST de 2009, renait de ses cendres et fait l’objet d’un amendement. Elle consiste à autoriser les officinaux, dans le cadre de coopérations protocolisées entre professionnels de santé (organisés en maison de santé, équipe de soins primaires ou communauté professionnelle territoriale de santé), à renouveler certains traitements chroniques et à en ajuster éventuellement la posologie au vu d’un bilan de médication.
Le Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) doit être examiné en première lecture au Sénat dans la semaine du 12 novembre.

J. S.

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