Les études de pharmacie en chantier

Réforme des études de santé

La réforme des études de pharmacie avance. Le statut d’interne va voir le jour. Les étudiants sont associés à la réflexion pour les futures modalités d’accès aux études de santé.

Par , publié le 16 octobre 2018

Les études de pharmacie en chantier

Le numerus clausus et la Paces (première année commune des professions de santé) seront enterrés à la rentrée 2020. Un nouveau modèle d’accès aux études de santé est en réflexion en concertation avec les étudiants, les doyens et les tutelles. Le groupe de travail, lancé par Agnès Buzyn, ministre de la Santé et Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, inclut les associations d’étudiants des professions de santé.
Leurs propositions sont attendues pour fin octobre : « un délai très court, selon Antoine Soula,vice-président en charge de l’enseignement supérieur et étudiant de 4e année à Montpellier. Nos propositions visent à mettre en avant le projet professionnel de l’étudiant et à faire cesser le choix par défaut de la pharmacie. Nous souhaitons aussi un système de sélection plus humain que la Paces et qui permette une diversification des profils retenus. Nous échangeons beaucoup avec les autres professions de santé »
Le projet de loi relatif aux études de santé est prévu pour la fin de janvier 2019. 
De plus la réforme des études de pharmacie se poursuit. Les textes pour modifier la durée et le référentiel du stage de 2e année sont en cours de parution au Journal officiel. Concernant la sixième année, le projet envisage un statut d’interne pour les étudiants en pharmacie sur le modèle des études de médecine. Contenu et modalités sont prêts mais le bât blesse sur le financement.
« Une partie de la rémunération pourrait être assumée par les maîtres de stage et les charges sociales seraient payées par l’Etat. Ce statut impliquerait un coût de 48 M€ par an. C’est la proposition sur laquelle nous travaillons avec les syndicats de pharmaciens, la conférence des doyens, le collège des maîtres de stage, les représentants de l’Etat » a expliqué Robin Tocqueville-Perrier, président de l’Anepf (Association nationale des étudiants en pharmacie de France) lors de la présentation du Grand Entretien 2.0 le 15 octobre. Actuellement l’indemnité de stage de 6e année en officine est de 543,40€ nets par mois. L’indemnité d’un interne est de 1200 € bruts par mois.

Le modèle prévisionnel des études de santé

Chaque année, environ 60 000 étudiants se retrouvent sur la ligne de départ pour 13 500 places dans les filières contingentées (médecine, pharmacie, maïeutique, odontologie). 
Selon le Quotidien du médecin, « un modèle prévisionnel basé sur deux types de cursus a été proposé aux représentants des étudiants santé par les tutelles. Les facultés choisiraient de proposer une licence avec une majorité d'unités d'enseignements axés sur la santé qui s'accompagnera d'unités d'enseignements dits « mineurs » tels que l'économie, le droit ou le management, etc. Les étudiants candidateraient à la fin de la première année de licence ou de la deuxième ou de la troisième en médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique et kiné.
Une autre voie mènera également aux études de santé. Après avoir obtenu son bac, l'étudiant qui entrera dans une licence de droit, d'économie, etc. pourra opter pour un parcours présentant des unités d'enseignements dits mineurs en santé. Ces étudiants auront la possibilité de candidater aussi à la fin de leurs L1, L2 et L3 aux filières santé. 
Pour les candidats refusés à l'issue de la troisième année de licence, des voies de master devront leur être proposées ».

J. S.

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