Mobilisation pour le bon usage du médicament

Santé Publique

Le Collectif Bon usage du médicament émet dix propositions pour réduire l’iatrogénie médicamenteuse.

Par , publié le 27 mars 2018

Mobilisation pour le bon usage du médicament

Plus de 10 000 morts, 130 000 hospitalisations et près d’1,3 millions de journées d’hospitalisation sont dus chaque année au mauvais usage des médicaments. Pourtant dans 45 à 70% des cas ces accidents seraient évitables.
Le Collectif Bon usage du médicament créé en 2015, s’est fixé pour objectif une diminution de l’iatrogénie. Il a réuni tous les acteurs du secteur lors d’un Colloque le 22 mars dernier pour présenter son plan d’action en dix préconisations. Parmi celles-ci, certaines sont assez classiques comme fixer un objectif de réduction des décès et hospitalisations à 5 ans, créer un observatoire, renforcer la formation des professionnels de santé sur le sujet, relancer des campagnes d’information grand public
D’autres mesures sont plus nouvelles : encourager la coopération médecins-pharmaciens au travers du DPC, sensibiliser les jeunes et les salariés au bon usage du médicament grâce au service sanitaire. Concernant les outils numériques à développer, la détection des interactions médicamenteuses issues de polyprescriptions devrait se généraliser dans les logiciels d’aide à la prescription et à la dispensation tout comme le partage des données patients entre professionnels de santé via le dossier médical partagé (DMP) et grâce à l’interopérabilité des messageries sécurisées. Enfin le Collectif propose la création d’un numéro vert à destination des médecins et pharmaciens afin qu’ils puissent contacter un référent médicament face à des situations complexes.
Grâce aux actions menées depuis 2015 (campagne de sensibilisation du grand public, aide à la prescription et à la dispensation sur le site reflexeiatrogenie.fr, e-learning pour les pharmaciens d’officine, réunions interpro…) la consommation médicamenteuse chez les sujets de plus de 65 ans a été réduite permettant 185 millions d’euros d’économies entre 2015 et 2016.

J. S.